Qu’est-ce que l’aïkido ?

L’aïkido est un art martial moderne, issu d’écoles anciennes ; il n’a été conçu « ni pour combattre, ni pour vaincre, mais pour supprimer la notion d’ennemi ».

Il ne repose pas sur la force physique mais sur la capacité à retourner contre lui l’énergie que l’adversaire met dans son attaque. Mouvement, sens du timing, souplesse sont les clés. Le poids et la force n’étant pas des critères déterminants, il n’y a pas de séparation de poids, d’âge ou de sexe : hommes et femmes, jeunes et moins jeunes partagent les mêmes temps de pratique. Et comme on peut apprendre de tous, à chaque instant, il en est de même du plus gradé au débutant de la veille. Cette variété des partenaires d’entraînement fait la richesse de l’aïkido. 

En vertu de tous ces principes, l’aïkido est non-compétitif, ce qui ne l’empêche pas d’être physique !

Blesser un adversaire, c’est se blesser soi-même. Contrôler une agression sans infliger de blessure, c’est l’aïkido.

Citation attribuée à Morihei Ueshiba

Rapidité

Maîtrise de soi, concentration, relâchement, équilibre, réflexes.

Efficacité

Maîtrise d’une respiration liant la fluidité et la continuité dans l’exécution du mouvement et des techniques.

Bien-être, Santé

Un art de vivre, une philosophie dépassant la violence. Détachée de la compétition, une pratique à la recherche de l’unité.

Et concrètement ?

L’aïkido se pratique généralement dans un dojo, sur une surface de tatamis. Les séances commencent et se terminent par un salut, qui témoigne de notre respect de l’enseignement reçu mais qui est aussi un temps de méditation et de cohésion du groupe.

L’apprentissage de l’aïkido repose sur la répétition des mouvements montrés par l’enseignant, le plus souvent en binôme, mais aussi seul ou en groupe. Le répertoire se compose de techniques à mains nues, contre un partenaire lui-même à mains nues ou armé, et de techniques avec armes.  Les armes utilisées en aïkido, en bois, sont l’équivalent d’armes utilisées au combat par les samouraïs jusqu’à la fin du XIXe siècle :

  • Le boken : katana (sabre)
  • Le jo : bâton qui représente la lance / la baïonnette
  • Le tanto : couteau / poignard

L’aïkido consiste également en un travail sur le corps : coordination, souplesse, relâchement des tensions musculaires, maîtrise de sa force et de sa masse. La respiration y tient une place essentielle : une respiration bien contrôlée permet de canaliser son énergie, rester concentré et ne pas s’épuiser. Elle rythme le travail et permet d’être en harmonie avec son partenaire.

L’aïkido étant d’origine japonaise, l’ensemble du vocabulaire technique et matériel est en japonais. Après une petite période d’adaptation, la répétition du vocabulaire par l’enseignant et la bienveillance des pratiquants plus anciens permettent de faire sien ce nouveau lexique !

L’aïkido – Une discipline pour tous

Plutôt convaincre que vaincre, sans humilier et en respectant l’intégrité physique de l’un et de l’autre.

La recherche de l’aïkidoka est celle de l’équilibre optimum de l’individu par rapport à lui-même et par rapport à son environnement. Chacun peut se conformer à ses possibilités physiques, le but étant précisément de mieux les connaître.
Une telle pratique et donc accessible à tous, hommes ou femmes, adultes, enfants, seniors vétérans et seniors débutants.

Grandir avec l’aïkido

Pré-aïkido (3-5 ans) – Enfants (6-11 ans) – Pré-ados et ados

Les valeurs de l’aïkido participent à l’éducation de l’enfant. Elles passent notamment par le respect de règles et du lieu où l’on pratique.

Le jeune prend sa place dans le groupe en apprenant à se respecter lui-même, et à respecter les autres.
Progressivement, il prend conscience de ses capacités, de son potentiel créateur. Il travaille l’attitude posturale, le contrôle et la coordination des mouvements.
Cette voie lui enseigne la sincérité de l’action, le sens de l’effort. Elle ouvre à sa propre sensibilité et lui apprend à résoudre les conflits sans violence.

L’aïkido et les femmes

Il n’y a pas d’aïkido féminin, simplement l’aïkido.

L’aïkido est une discipline véhiculant des valeurs considérés comme féminines dans notre société : harmonie, non-agressivité, ouverture d’esprit, respect de la vie.
Les femmes peuvent progresser efficacement avec leur propre sensibilité au sein de cette discipline qui nécessite d’utiliser avant tout la souplesse, l’énergie, la capacité à évaluer rapidement des situations, plutôt que la simple force physique.

L’aïkido et le handicap

L’aïkido est accessible aux personnes en situation de handicap physique ou mental.

Elles peuvent bénéficier de cours existants, spécifiques ou ouverts à tous dans nos clubs.
La philosophie de l’aïkido favorise l’acceptation de pratiquer avec des personnes éventuellement très différentes et l’objectif visé « d’ouverture à la santé physique et mentale » est très positif.

L’aïkido et les séniors débutants

L’aïkido, art martial sans compétition, s’inscrit, pour les senior débutants, dans une dynamique d’amélioration, de progrès et de mieux-vivre tels que :

  • Retrouver de l’énergie vitale,
  • S’équilibrer physiquement et mentalement,
  • Oser agir et se confronter aux difficultés et agressions quotidiennes,
  • Retrouver une forme d‘harmonie avec les autres et leur environnement.

L’aïkido et l’aïkitaïso

L’aïkitaïso est une gymnastique issue de la préparation physique en début de cours d’aïkido

L’aïkitaïso est ouvert à un très large public : pratiquants d’aïkido et non pratiquants, femmes, hommes, enfants, séniors, publics déficients ou en difficultés.
C’est une pratique de santé apportant de nombreux bénéfices :

  • Amélioration de la condition physique,
  • Travail respiratoire,
  • Pratique énergétique,
  • Bien-être.

L’aïkido – Les origines

Un art martial créé à la fin des années 1940

Le fondateur de l’aïkido, Morihei UESHIBA (1883-1969) fut inspiré par les meilleurs maîtres d’arts martiaux japonais. L’arrière-plan philosophique ou religieux joua un rôle très important dans l’élaboration de cet art.

Il réussit à ouvrir sa pratique à des notions plus modernes telles que la recherche de la paix, de la fraternité et de l’harmonie. Il développa à partir de 1948 l’enseignement d’une nouvelle discipline qui commença dès 1950 à rayonner dans le monde entier et notamment en France.

Le fondateur de l’aïkido,
Morihei UESHIBA
(1883-1969)

2e aikido Doshu,
Kisshomaru UESHIBA
(1921-1999)

Aïkido Doshu actuel,
Moriteru UESHIBA
(né le 2 avril 1952)

Moriteru UESHIBA, Aïkido Doshu actuel, perpétue la transmission de la voie de l’aïkido. Il coordonne l’aïkido mondial et enseigne quotidiennement au sein de l’AIKIKAI FOUNDATION de Tokyo.

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